La recherche-action « Publics éloignés »


Un principe de recherche-action continue

sur l’accompagnement des publics dits « éloignés des mobilités »


Depuis près d’une dizaine d’années, l’association développe une expertise quant à l’accompagnement des publics ayants moins d’opportunités* vers les dispositifs de mobilité.

A JTM, nous utilisons souvent le terme de « public éloigné », éloignés du droit commun, éloignés de la formation, éloignés des dispositifs de mobilité. Et donc qui ne partirait pas sans un accompagnement spécifique de notre part. Pour ces jeunes, le droit à la mobilité est limité en particulier du fait d’un capital social, économique, territorial et culturel bloquant.

Cette expertise s’appuie bien entendue sur les actions menées mais aussi sur les écrits réalisés. Une démarche de Recherche-Action est donc en œuvre.

Vous retrouverez ci-dessous, de manière chronologique, les productions et analyses produites ces dix dernières années au sein de l’association. Elles constituent des « photographies partielles » et à un temps T des réflexions en cours au sein de l’association…


Nos écrits à nous…


Que provoque la mobilité internationale pour les jeunes en difficultés d’insertion sociale et professionnelle ? Regards croisés des jeunes bénéficiaires et des professionnel·les – Erell LHOPITEAU – 2020








* Sont considérés comme « jeunes ayant moins d’opportunités» les jeunes qui sont confrontés à des difficultés multisectorielles, notamment: des obstacles géographiques, sociaux ou économiques, des difficultés éducatives, des problèmes de santé, des difficultés liées à des différences culturelles ou à un handicap.

Définition de l’Union européenne et de l’OFAJ [lien]

L’expression jeune ayant moins de possibilités/opportunités doit être maniée avec prudence. Personne n’apprécie d’être identifié comme un jeune ayant moins de possibilités car cela implique que le problème touche la personne directement et non la société dans laquelle elle vit. Cela soulève également des questions en débat continu concernant la discrimination positive et les politiques stigmatisantes. Il est généralement admis que les jeunes ont des difficultés d’ordre structurel (handicapé, orphelin…) et/ou conjoncturel (sans emploi, non diplômé…). Il est plus adroit d’aborder cette question par l’angle des obstacles que les jeunes rencontrent.

Champs (obstacles) permettant d’identifier la nature des difficultés que rencontrent les jeunes (issus de travaux du groupe de travail sur “l’inclusion” mis en place au sein de la direction générale de l’éducation et la culture de la Commission européenne):

– Éducation/formation : jeune ayant rencontré des difficultés scolaires, sans diplôme, sans formation (diplômante), décrocheur scolaire…

– Social : ex-toxicomane, ex-délinquant, jeune sortant de prison, jeune parent isolé, orphelin, jeune souffrant de discriminations, de fragilité psychologique, manifestement timide, renfermé, jeune en situation précaire de vie (habitat nomade, sans domicile fixe).

– Économique : dépendance financière (RMI), peu de revenu, chômage de longue durée, endettement bancaire, dettes familiales et autres dettes…– Mentale : jeune souffrant d’affection d’ordre cérébral (handicap moteur et déficient intellectuel).

– Physique : handicap physique et/ou maladie chronique, dépendant à l’alcool, drogues…

– Culturel : jeunes appartenant à une minorité ethnique, jeunes avec des problèmes de communication linguistique, jeunes immigrés, réfugiés ou descendants de familles immigrés.

– Géographique : jeune résidant dans des zones rurales en perte d’activité, en montagne, îles ou zones urbaines fragilisées. »