Le Chantier 3 du Coremob


Au sein du Comité Régional de Mobilité Européenne et internationale des jeunes bretons (COREMOB), un groupe d’acteurs de la mobilité, de l’insertion, de la jeunesse et du handicap travaillent ensemble à « l’accompagnement des jeunes éloignés des mobilités » (intitulé du Chantier 3).

L’association Jeunes à Travers le Monde (JTM) coordonne ce chantier en partenariat avec Gwennili, l’Association Régionale des Missions Locales de Bretagne (ARML), les associations Kondor et Breizh Insertion Sport ainsi que le réseau Information Jeunesse de Bretagne (PIJ et BIJ du territoire breton).


Les acteurs du chantier 3 se sont fixés comme objectif de développer et de rendre accessibles les actions de mobilité à destination des jeunes en insertion et des jeunes en situation de handicap. En travaillant dans une logique de « parcours de mobilité » (progressif et accompagné) intégrée dans le processus d’accompagnement en cours. La mobilité internationale est valorisée comme un outil d’insertion socioprofessionnel.

Modélisation du concept de parcours de mobilité internationale

Il s’agit de permettre à des jeunes dans un parcours d’insertion de vivre des expériences de mobilité internationale dans un cadre sécurisant et émancipateur leur permettant de rebondir vers l’accès à l’autonomie et de se projeter vers l’activité et l’emploi.


Les actions mises en œuvre annuellement…

  • 1 séminaire de 3 jours « Mobilité internationale, jeunesse(s) et travail social »;
  • Des regroupements régionaux de formation des référents mobilité des Missions Locales;
  • Des journées régionales d’échanges de pratique thématique;
  • Du soutien à des actions de mobilité 1er pas, « mobilité(s) & Handicap(s) » ,etc.;
  • La capitalisation des actions à destination des publics éloignés, portées par les acteurs bretons.

La mobilité, un outil d’insertion !

Le plaidoyer porté par l’association au sein du Coremob est que la mobilité européenne développe la plupart des compétences clés :

  • s’exprimer dans une langue étrangère,
  • prendre du recul sur sa culture et son quotidien,
  • améliorer la compréhension et l’expression écrite dans sa langue maternelle,
  • développer les compétences numériques (bureautique et Internet) et mathématiques autour du budget du voyage par exemple,
  • renforcer l’aptitude à développer ses connaissances et compétences.

Ainsi que d’autres capacités : adaptabilité, la capacité à apprendre, la mobilité géographique évidemment, la valorisation des compétences acquises dans un CV… tant de compétences transférables en terme d’employabilité.

Et puis plus spécifiquement pour les jeunes «vulnérables », il s’agit d’utiliser la mobilité internationale comme un vecteur de (re)mobilisation et de construction personnelle :

  • de se construire en tant que jeune adulte grâce à une première expérience de mobilité positive, sécurisante et valorisante,
  • d’utiliser le support de l’interculturel et du collectif pour se questionner sur son parcours de vie, son orientation …
  • de s’autoriser à faire des choix (le  pouvoir d’agir à chaque individu).